Premier conseil (après une semaine de quasi-ignorance, on a apprécié!): Faire attention aux faux billets qui circulent en masse dans la capitale (et dans les grandes villes en général). Il nous explique qu'il faut vérifier la texture, l'élasticité et le relief des montants affichés. C'est tout un sport pour ne pas se faire arnaquer! Il nous met en garde contre les pick-pockets car ils travaillent en général en bandes, les taximans sont aussi du genre à rendre de la fausse monnaie (il existe des billets de 2 pesos) et les crieurs de "Dollaaaaares, Caaaambio" dans les rues sont évidemment à fuir de toute urgence. Nous n'étions pas si stupides mais j'avoue que je regarde ma liasse de billets avec d'autres yeux! Ensuite, le gentil guichetier nous a mis en garde contre les vols: dans le métro, dans la rue, dans les cars, ... De quoi devenir parano mais je me dis qu'il suffit d'être prudent et de ne pas secouer ses pesos dans tous les sens... Cela dit, j'avoue qu'avec ma dégaine: sac à dos, appareil photo et Lonely Planet, je ne fais pas très autochtone: je passe plutôt pour la parfaite pigeonne!
Si vous voulez survivre plus de quelques heures à Bs As, achetez vous une ou deux paires d'yeux supplémentaires! Pourquoi? Les voitures pardi! Je pense que Darty ne fait pas de ristourne sur les plaquettes de frein ici, les porteños ne connaissent pas cette pédale. Il y a un compte à rebours adressé aux pauvres piétons qui traversent (en courant) les avenues longues comme des terrains de foot. Ce qui est amusant, c'est qu'il n'y a pas tant de circulation que ça: le traffic est plutôt fluide. Je pense que les conducteurs ne savent juste pas conduire, ils la jouent "à la dégonfle" comme dirait Julien. Du coup nous aussi: on s'engage sur le passage cloué en regardant la voiture qui arrive pleins de "vas-y, ose!" dans le regard. J'avoue que ça marche une fois sur quatre, les 3/4 du temps on court comme des couillons vers le trottoir sécurisant! Ils savent y faire, les porteños!
Pour la conduite hors-ville, c'est une autre histoire: il n'y a pas de bandes définies. Tant qu'il y a de l'espace, il y a des voitures. On retrouve parfois 4 ou 5 voitures de front (dont des bus ou des camions), à quelques centimètres l'une de l'autre. Ça roule à la "t'avance ou je te pousse" et tout le monde semble s'en satisfaire.
Le long des nationales, il y a des chemins secondaires en terre battue qui sont empruntés par les véhicules des locaux. Entre toutes ces voies, il n'y a que de l'herbe curieusement marquée par tout un tas de traces de pneus. Ça explique la grande diversité de véhicule sur la voie rapide: camions, bus, voitures, motos, mobylette, vélo, charrette, etc. On voit des chiens, des chevaux vaguement attachés à un piquet, des gens qui attendent pour traverser (l'autoroute, si si!)... Que du bonheur! C'est un désordre ordonné où tout le monde trouve sa place, je ne dirais pas que c'est l'anarchie totale parce que j'ai vu bien pire (Bali) mais j'avoue que les argentins se défendent bien question conduite!
| Comme je l'expliquais, les routes en terre font partie intégrante du paysage. |
| la Pampa en sortant de Buenos Aires |
| Sur la route vers Rosario, la Pampa: c'est plat! |
| Plus que 133 kms sur les 300 à parcourir! |
Pour l'heure nous sommes à Rosario dans une très chouette auberge. La journée a été longue quoique peu palpitante: départ de Bs As, 4 heures de car, recherche vaine de l'auberge, taxi (ma fierté en a pris un coup =D), arrivée à l'auberge, dépose des valises, direction le restaurant le plus proche puis retour à l'auberge, bookage des prochaines étapes et blogging. Demain sera chargé comme on l'aime, Rosario s'annonce prometteur mais on ne reste que pour deux nuits!
Ravie de voir et de lire que vous faites un superbe voyage, pressée d'être à demain pour continuer à le suivre. Merci Hélène pour ta prose, je m'aperçois que mon fils drague et mange, bref il va bien!
RépondreSupprimerBisous à vous deux.