jeudi 21 juillet 2011

Cordoba, me encanta!

Après 6150 kilomètres parcourus, nous voilà arrivés à Cordoba, deuxième plus grande ville du pays (après Buenos Aires). C'est ici que vit une partie de ma famille et je dois dire que j'en suis gonflée d'orgueil: Cordoba est une ville magnifique, gigantesque et culturelle à souhait! Elle conclut notre périple comme une cérise sur un budin con dulce de leche (gateau/flan muy muy rico!) et nous rend définitivement amoureux du pays! 

La cathédrale sur la Plaza San Martin. 

La même cathédrale de nuit... grandiose! 
La journée d'hier a été plus que calme: après une petite sieste curative suivie d'une douche indispensable, nous sommes partis en quête d'un restaurant... Il était 18h quand nous avons quitté l'auberge et c'est à 20h tapantes que nous sommes enfin tombés sur une table ouverte! Il faut dire que les argentins mangent tard: vers 22h... Du coup les restaurants n'ouvrent généralement pas avant 20h! Il nous a fallu un temps certain pour accepter notre défaite: nous avons parcouru la ville en long, en large et en travers (de gré ou de force en se trompant de sens sur plusieurs cuadras!) avant de nous arrêter devant "La Perla", un restaurant plus que sympathique qu'il est impossible de rater vu la grandeur de sa baie vitrée... 
L'estomac dans les talons, nous avons défait notre bouton de pantalon et avons commandé entrée, plat, digestifs ainsi qu'un vin savoureux: Trumpeter de son doux nom! 
Chez les Argentins, le 20 juillet est le jour de l'amitié (une deuxième saint-Valentin pour nous, en quelque sorte). Ils prennent la chose très au sérieux et les rues étaient pleines de passants, les restaurants ne désemplissaient pas et il y avait même des files de plusieurs groupes devant chaque établissement. Je ne vous cacherais pas qu'il est grisant de siroter son verre de rouge en dégustant un bife de lomo vuelta/vuelta pendant qu'une bande de quinquagénaires lorgnent votre assiette d'un regard torve (spéciale dédicace à qui saura, s'il me lit: qu'il m'envoie un mail!). 

Après avoir tendu la peau de notre ventre et remercié le petit jésus, nous sommes rentrés à l'auberge "Palenque Hostel" (que je recommande!) où nous avons sombré dans une léthargie délicieuse en prévision du lendemain. 

petite ruelle entre la cathédrale et le cabildo,  sur la Plaza San Martin. 

Un des fils rouges de notre voyage: les Malouines (Argentines évidemment!)
Aujourd'hui, nous nous sommes levés gonflés à bloc: c'est donc tout naturellement que nous sommes partis à la découverte (diurne) de la ville. Elle nous avait parue vraiment superbe la nuit dernière et elle l'est réellement: le centre regorge d'édifices colossaux, de rues piétonnes agréables et de cafés culturels plus qu'attirants! On sent qu'il y vit tout un tas de personnalités différentes mais l'ambiance générale reste très artistique et ça nous plait: des magasins, des galéries, des musées, il y a de tout et on ne se sent pas écrasé pour autant! Le temps était au rendez-vous et nous a vite fait oublié le vent glacé de Mendoza: un soleil radieux en plein hiver, c'est ce qui nous a accompagné pendant presque tout notre voyage.

La Statue du général (parmi les 20.000 que doit compter le pays!)

Dans la petite ruelle: le Museo de la Memoria, poignant! 
Si vous passez par Cordoba (je vous le souhaite), arrêtez-vous au Musée de la Mémoire, il vaut le détour et plus d'une fois! Installé dans l'ancien centre de détention et de torture des années 70' alors que la dictature militaire argentine sévissait sans être inquiétée, il relate cette période néfaste en rendant ses atrocités presque palpables. C'est avec la chair de poule que nous avons visité jusqu'au moindre recoin des lieux: tout est ouvert au publique, l'ambiance y est pesante, captivante. Les guides sont soit des anciens prisonniers de la dictature soit les enfants des "portés disparus". Ils vous content leur passé avec un regard profond, une voix posée et des gestes doux. Je pense que cette visite compte parmi les meilleures de notre périple. 

Pour rester sur notre lancée, nous avons enchaîné avec le Museo Historico Provincial Marqués de Sobre Monte. Si nous y avons mis les pieds ce n'est pas vraiment pour les œuvres bibliques mais bien pour la maison coloniale qui les abrite. Une bâtisse immense qui a conservé tout son cachet, des patios magnifiques, des poutres apparentes, des tomettes au sol, des portes à double battants, ... Tout ça niché au cœur d'une ville trépidante, piquée de grattes-ciel et autres immeubles modernes. Cordoba a su conserver son authenticité tout en évoluant avec son époque, je pense que c'est ce qui nous charme le plus ici.  
Le patio del Aljibe 
Je pose avec des canons (si si!)

joli n'est-ce pas? 

les cloches attirent les cloches, verdad

Un jour j'expliquerai à Julien comment plier les genoux... 

vue sur les toits! 
Le temps était venu de nous restaurer (encore) et nous avons suivi le guide aveuglement pour nous installer dans un énième bouiboui plus que douteux. On y a mangé du Matambre, un plat régional à base de bœuf (vous l'aurez deviné). Julien a déçu ses fans en omettant de prendre la photo de son assiette, je rattraperai le coup si l'occasion m'est donnée. Malgré un état des lieux pessimiste, nous en sommes sortis vivants pour nous diriger vers La Manzana de las Luces (version 2.0) ou, autrement dit, le quartier Jésuite. De nouveau, c'est en plein milieu des buildings et des avenues que se cache tout un cuadra au cachet indéniable. Nous avons pu y découvrir la plus ancienne université de la ville ainsi que plusieurs autres bijoux dont le nom m'a échappé. 

La Manzana de las Luces

Chat perché (ouvrez l'œil!)

L'entrée de l'Université. 
Notre réserve d'énergie nous a poussés vers la Plaza Vélez Sarsfield où se trouve un centre commercial qui ferait pâlir de honte les Grands-Prés montois où les Galeries Louises bruxelloises... Quand on fait les (vraies) boutiques en Argentine, on ne les fait pas à moitié. Un peu de lèche-vitrine ne nous aura pas fait de tort, même si c'est sur la place que j'ai craqué pour deux pulls en laine d'Alpaga... Question budget les vendeurs ambulants sont plus dans mes cordes. J'annoncerais également que j'ai essayé de marchander sous le regard amusé de Julien, sans succès évidemment! 

La galerie marchande... 
Après cette journée bien remplie, nous voilà de retour à l'auberge où du repassage m'attend (véridique). Ce soir nous avons rendez-vous avec mes cousins pour "ir a tomar algo" et demain nous nous rendrons à Villa Carlos Paz, ultime destination avant le départ de mon compère... 

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