Je n'ai pas grand chose à vous raconter sur notre journée, nous sommes partis de Posadas à 11h pour arriver à Puerto Iguazu à 16h30. Nous ne sommes pas encore allés voir les chutes car le soleil se couche tôt (c'est l'hiver ici) nous irons donc demain. En attendant, j'ai pu apporter ma première tournée de lessive au lavoir du coin, je ne vous dis pas l'effet que ça fait de se dire qu'une parfaite inconnue va tout me nettoyer et tout me repasser pour seulement 20 pesos (3 euros et quelques). Je vais d'ailleurs chercher mes vêtements dans 5 minutes, c'est le grand rebondissement de la journée!
Il fait assez froid (encore) mais curieusement, il fait meilleur à l'extérieur qu'à l'intérieur... demain nous aurons normalement 17 degrés, je les attends avec impatience!
En attendant la chaleur et de nouvelles péripéties, je vais vous expliquer comment fonctionne les différents types de transport du pays: c'est toute une histoire!
(c'est l'heure d'aller chercher mes petites culottes, je reviens dans un instant!... Ok tout va bien, elle m'a juste dit que mes chaussettes n'étaient pas par paires mais ça c'est normal et ça devrait faire sourire ma chère maman!)
Je disais donc: les transports argentins, il faut le vivre au moins une fois dans sa vie! Selon votre humeur du moment, vous avez le choix entre plusieurs types. Nous avons testés ces différentes possibilités rien que pour vous!
1: Les colectivos ou bus.
Ils sont vieux, colorés et tout aussi dépareillés que mes chaussettes. L'intérieur est rudimentaire, le conducteur multi-fonctionnel et les suspensions à revoir! Avant de monter de ces bus, il faut trouver l'arrêt et croyez moi, ce n'est pas toujours évident! Il n'y a pas de poteaux indicatifs comme chez nous, ni de noms significatifs pour se situer: vous voyez juste une sorte d'abribus avec plein de gens qui, supposons le, attendent le fameux colectivo. Ensuite, lorsqu'il arrive, il faut vite grimper dedans parce qu'il ne s'arrête que très brièvement (et parfois pas du tout), il ralentit, ouvre ses portes et redémarre lorsque la dernière personne est sur le seuil. Pour payer, pas de problème: tendez votre billet (ou votre monnaie) au conducteur et il se fera une joie de vous rendre le change, vous déchirer le billet et vous tendre le tout pendant qu'il conduit de l'autre main: un délice! Pour finir, plus vous restez dans le bus, plus on vous pousse vers l'arrière. On ne reste pas longtemps assis vu qu'il y a un nombre incensé de personnes âgées et que notre savoir-vivre leur cède la place. Lorsque vous descendez: nouveau challenge! Toutes les rues se ressemblent (surtout quand on débarque) et il n'y a aucun plan pour vous aider, du coup on se repère comme on peut, on grappille des informations et au pire: on marche!
2: Les remises ou taxis:
Je ne choisis pas n'importe quelle sorte de taxis, les remises sont sans doute les meilleurs lorsqu'il s'agit de raconter des histoires! Il existe évidemment des compagnies classiques, aux voitures jaunes et noires et aux tarifs normaux. Mais il y a aussi les "taximans" à mi-temps, ceux qui troquent quelques heures contre quelques pesos, avec leur voiture évidemment! Donc: pas de signe distinctif, ce sont des véhicules banalisés et souvent (très souvent) bons pour la casse. Les conducteurs attendent en général à la sortie des stations de cars, proposent leur service et hop, c'est parti!
Une fois que vous avez dit oui, il vous montre le bolide: une épave blanche et rouillée d'aspect douteux mais pas suffisamment pour nous faire faire marche arrière! Nous hissons nos valises à l'intérieur avant de monter à bord et là: Ô diantre, du scotch partout! Plus de tableau de bord, les fils pendouillent lamentablement, les sièges sont disloqués, les poignées tiennent à l'aide de papier collant, la rouille a dévoré la moitié de l'habitacle et les ceintures font office de garniture... charmant!
Notre Schumi nous a emmené jusqu'à notre destination sans jamais poser le pied sur le frein, nous soupçonnons même qu'ils ne fonctionnaient pas. Il a tout brûlé ou presque: feux, priorités, les piétons l'insultaient en échappant de justesse à son passage en trombe, nous étions morts de rire plutôt que d'être morts de peur mais quand-même... quelle idée! Nous avons payé notre course et lui avons lancé un "Suerte" qui lui servira sûrement plus d'une fois!
3: Les omnibus ou cars:
Le top du top de la crème des transports toutes catégories: quand nous montons à bord de ce genre de car, nous sommes aux anges. Les sièges sont confortables à souhait, il y a de l'espace, un personnel en cabine, des films, de la musique, des paysages grandioses... C'est parfait! On nous apporte des en-cas, des plats chauds, des boissons, des bonbons et même du champagne, je vous le jure! (la connexion n'est pas des meilleures donc je mettrai les preuves photographiques plus tard).
Les chauffeurs sont aussi chevronnés que les autres mais ils ont en général le dernier mot vu l'imposant car qu'ils conduisent. Ils s'élancent comme des fous dès qu'il y a une descente et perdent toute leur puissance dans les montées, du coup ils se font dépasser par toutes les voitures qu'ils avaient manquées d'écraser si elles ne se poussaient pas de leur chemin: c'est assez tordant! Ils s'arrêtent régulièrement le long de la route pour ramasser des autochtones, ils les redéposent un peu plus loin moyennant un petit paiement. Ces passagers se retrouvent souvent debout, dans le couloir, avec leurs courses ou leur bébé sous le bras.
Nous avons aussi remarqué que les chauffeurs communiquent entre eux, ils se font divers signes et appels de phare, il doit y avoir tout un langage codé qui nous échappe complètement mais une chose est sure: les échanges ne sont pas tristes vu les têtes hilares qu'affichent ceux qui "connaissent" la langue.
Voilà pour aujourd'hui, après-demain vous aurez la vidéo des chutes et nos impressions sur cette journée!
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