lundi 4 juillet 2011

Les Jésuites au pays des Guaranis

Après 15 heures de car plus que confortables, nous sommes arrivés à Posadas, une ville pas vraiment belle et plutôt brouillon mais qui a un cachet indéniable. Nous avons parcourus plus de 1000 kms vers le Nord et le paysage a vraiment beaucoup changé, c'est incroyable! La région est plus tropicale (même s'il fait un froid de canard "que asco de tiempo!") et la terre est rouge sang. On est vraiment arrivés dans l'Amérique Latine profonde: peu de routes macadamisées, des voitures ancestrales, des costumes traditionnels, des visages plus amérindiens que latinos, on respire l'air glacial et humide en sentant presque la poussière s'infiltrer dans notre chair. 


avant... 

après, 100 mètres plus loin!

bienvenido! 

Après avoir testé plus ou moins tous les moyens de transport de la ville (folkloriques à souhait!) nous sommes parvenus à notre destination: San Ignacio Mini, où se trouvent les ruines des missions Jésuites les mieux conservées d'Amérique Latine. Nous nous sommes approximativement dirigés dans la bonne direction (et en demandant notre chemin plus d'une fois!) pour enfin arrivés devant le site: la ballade s'annonçait prometteuse rien qu'à voir les bouts de murailles au loin! Mais avant toute chose: MANGER! Il était 15h et nous n'avions rien dans le bide, le froid était glacial et notre repos à revoir... 

La mission est en effet bien conservée, le tout est expliqué très clairement et on se surprend en train de flâner parmi ces vieux murs en s'imaginant à l'époque de la cohabitation (en osmose à ce qu'il faudrait croire) des indiens Guaranis et des Jésuites. Visiblement, le site fonctionnait comme un mini-état et se gérait seul, ce qui a déplu aux dirigeants qui ont décidé de fermer la mission et d'exclure les moines. Cela aurait signé le déclin des édifices, les guerres et les mauvais traitements infligés par la suite à la région ont fini par réellement abîmer la mission. Cela dit, ce qui reste encore debout aujourd'hui est époustouflant (et, encore une fois, immense). 

l'entrée de l'église, au centre du site

la partie des habitations

les bâtiments des corps de métiers 

C'est dommage parce que je me rends compte que les photos ne suffisent pas à retransmettre l'ensemble en lui-même. Cela dit, Les ruines ne sont pas les seules choses qui ont retenu notre attention aujourd'hui! Depuis notre arrivée dans la Province de Missiones (je ne vous explique évidemment pas d'où provient ce nom!) nous avons le bonheur de croiser des fourmilières géantes, émergeant du sol comme le pain de sucre à Rio, nous n'avons pas vu d'activité aux alentours mais ça valait (aussi) la photo! 

oui bon... no comments! 
Autre curiosité découverte sur le site... Un arbre-cactus géant (ou Tuna pour les intimes). Un tronc d'arbre et des branches de cactus, étrange et immense qui plus est! Je n'en revenais pas: il trônait là, derrière le mur d'enceinte de l'ancienne église comme pour ne pas voler la vedette aux ruines. Une fois qu'on dépassait la muraille, on tombait nez à nez avec cet étrange "truc". Photo à l'appui et pour vous donner une idée: Julien fait 1,82m. 

ceci n'est pas un cactus. 

Nous sommes sortis du suite de San Ignacio tout content de notre visite et nous avons repris un énième bus vers Posadas, frigorifiés mais heureux en pensant à la bonne douche bien chaude qui nous attendait! C'était sans compter sur le fait que l'auberge dans laquelle nous sommes a un léger problème de tuyauterie: pas (ou peu) d'eau chaude en ce bel hiver argentin. Croyez-moi, le vent polaire qui souffle vers le Nord en ce moment même est un vrai salaud mais la douche glacée de fin de journée le surpasse à tout point de vue! 
Demain direction Iguazu et les fameuses chutes, on se prépare à en prendre plein les yeux (et vous aussi du coup =D). Je filmerai ce que je pourrai sans abîmer mon super matos de reporter! 

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