Nous sommes posés dans une sorte de cafétaria à l'heure où je vous écris. Notre car part dans 3heures 30 vers Mendoza et nous profitons de la ville encore un peu.
Tucumán est surprenante, vivante et trépidante. Elle me fait penser à Buenos Aires en moins surfait, plus viable et aéré. Les gens sont moins typés mais gardent tout de même des traits méditerranéens, ils sont souriants et pleins d'humour. Julien et moi avons plus ou mois retrouvé nos tailles respectives, même si la majorité des gens reste petite. On sent que c'est une ville où la fête bat son plein et nous en avons fait les frais!
| Le parc Urquiza. |
| Vers el Parque 9 de Julio |
Hier nous sommes allés à la découverte des sites "incontournables" de la ville, comme à notre habitude. Depuis la place Independencia, un parcours "historique" nous a invité à découvrir les édifices les plus impressionnants tout en arpentant des rues pleines de gens, de taxis, de chiens et autres curiosités qui nous paraissent aujourd'hui de plus en plus familières.
Nous parvenons au Parque 9 de Julio après quelques minutes de marche: ce "parc" s'étend sur plusieurs centaines de mètres, il est travaillé, taillé, pensé et éclairé avec énormément de goût et vous avez directement envie de vous y arrêtez ne fut-ce que quelques instants pour profiter d'un moment de détente en pleine nature et ce, à quelques mètres seulement du centre ville.
| Parque 9 de Julio |
| Casa del Obispo Colombres |
Après avoir flâné dans ce parc immense et être tombés sur une métropole fourmilière (sans mentir, j'en reste encore sans voix!) que nous avons contemplée pendant plusieurs minutes, nous sommes partis en quête d'un distributeur automatique car nos poches se vidaient de plus en plus. Il faut dire que Julien me sert de banque depuis plusieurs jours car ma carte visa fait des siennes. (Je savais qu'il allait me servir à quelque chose :D). Il y a une chose à savoir lorsqu'on vit en Argentine et qu'on a besoin de cash: ne prévoyez pas une courte visite dans la banque du coin! Armez vous de patience et attirez la chance à vous pour que les 15 personnes se trouvant dans la file soient rapides et surtout, qu'elles ne vident pas la réserve! C'est le genre de contre-temps qui vous fera marcher 3 ou 4 cuadras supplémentaires pour atteindre la prochaine banque.
Grace à cela, nous avons pu vivre un autre aspect du quotidien argentin: l'attente (bis) dans les restaurants. Ici, on dine tard: 13h30, 14h et ici, on dine en ville! À l'avenir nous saurons que lorsque la charmante hôtesse nous dit "15 minutes d'attente" cela veut dire "45 minutes d'attente". Les restaurants sont bondés à 14h, il est impossible de trouver un place assise et les gens attendent sagement qu'une table se libère, c'est folklorique et le repas vous semble encore meilleur! Conclusion, nous sommes sortis de là à 16h30/17h... un grand moment!
| En ville. |
Les chicos que nous avions rencontrés à Jujuy nous avaient proposé de se retrouver à Tucumán car ils comptaient faire une halte dans le coin. Nous avons donc passé la soirée avec ces locos dans leur auberge (magnifique en passant!) à goûter aux joies du Fernet-Coca! Les rencontres que nous faisons sont éphémères mais vraies, il n'y a pas faux-semblants parce qu'il n'y a aucune raison d'en avoir. Cela enrichit notre voyage et nous permet de partager nos impressions sur telle ou telle chose.
| Hernan 1, Hernan 2 et Julien (plus les Fernet-Coca). |
| Juan-Ignacio et moi, ainsi qu'un Fernet-Coca. |
Nous sommes rentrés tard pour nous lever lessivés, zens et contents d'être là. Nous apprécions tous deux la ville, son ambiance, son climat (idéal même si peu commun). Je suis contente de savoir que je vais passer un mois supplémentaire ici, il y a plein de choses à découvrir et j'ai hâte de prendre mes marques. Ce midi nous avons testé le Locro, plat régional très prisé qui doit faire dans les 2000 kcal! C'est une sorte de "ragoût" aux ingrédients indéterminés (viande de bœuf et de porc, maïs, haricots, pain, potirons, piments, pommes de terre et beaucoup de graisse!). Je dois avouer que sur le coup, Julien m'a épatée: il s'est enfilé son plat et les 3/4 du mien (beaucoup trop copieux pour mon estomac) avec une allégresse qui faisait plaisir à voir!
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| Riquisimo locro! |
Pour l'heure nous sommes toujours assis dans un petit snack près de la place, le soleil s'en est allé pour laisser la place à quelques nuages... Nous allons nous diriger vers le Terminal pour atteindre notre avant-dernière étape: Mendoza.

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