Après une "bonne nuit de sommeil", nous voilà partis à la découverte de notre nouveau port d'attache: Rosario. C'est dans cette ville que sont nés le drapeau Argentin (grace au général Belgrano), Ché Guevara, Lionel Messi mais aussi ma grand-mère adorée! Une ville pleine de prodiges donc ;)
Tout en arpentant les rues, nous nous sentons à l'aise, la cité est paisible, spacieuse et aérée. Nous nous disons tous deux qui si nous devions choisir entre Bs As ou Rosario comme ville de résidence, nous viendrions ici. Les gens sont souriants et calmes, il y a nettement moins d'animation que dans la capitale mais c'était évidemment à prévoir. Curieusement, il semble y avoir plus de cafés et de bars: Rosario est une ville jeune, les skate-parks longent la digue et des groupes de rollers se suivent à la queue-leu-leu le long du Boulevard Oroño.
 |
| la plaza 25 de mayo |
Notre auberge est en fin de compte très bien située, nous marchons pendant quelques minutes avant d'arriver sur la Plaza 25 de mayo, entourée de drapeaux argentins version 1.0 (sans le soleil). Comme dans tous les parcs et les places du pays, on s'y sent bien: on respire. C'est par hasard que nous voyons, au loin, l'énorme Tour de l'indépendance et du patriotisme (exacerbé) argentin. Erigée au 19e, elle est vraiment imposante et domine la ville du haut de ses 80 mètres. Nous n'avons donc pas eu besoin de dégainer le Lonely Planet et nous sommes partis en direction de ce monument 'monumental' :)
 |
| une vue panoramique de l'endroit |
 |
| la flamme de la liberté |
Pour 3 pesos, soit 50 cents, nous pouvions monter au sommet et découvrir la vue sur tous les environs: aussitôt dit, aussitôt fait! Voilà de l'argent bien dépensé, le panorama est grandiose et nous laisse sans voix. Indirectement, ça nous a permis de découvrir les alentours de la ville et de faire notre petite sélection pour les prochaines étapes de la journée.
 |
| vue sur la Costarena et le Rio Parana |
 |
| prise de vue en plongée (à pic!) |
 |
| les avenues sont quadrillées, elles s'étendent jusqu'à l'horizon! |
Rosario est une ancienne ville portuaire, même si les bateaux de marchandises viennent encore mouiller dans ses eaux, la cité a perdu cette force industrielle et un bon nombre des entrepôts se trouve aujourd'hui à l'abandon ou reconverti. De la Costarena, nous avons une vue imprenable sur la côte des îles Invernada et del Espinillo. Ce sont des îlots subtropicaux non-habités qui se trouvent au milieu du Rio Parana, il est possible de les visiter en été mais l'hiver, l'accès est interdit. Nous avons tout de même pu les contempler de l'autre coté du fleuve (et oui, c'est le plein hiver ici: j'ai même le nez qui coule!).
 |
| Les Malouines, une question d'honneur! |
Nous longeons la digue jusqu'à un des nombreux skate-parks avant de nous diriger vers "Lo mejor del centro", coopérative gastronomiquement divine où Julien a redécouvert les saveurs du bœuf argentin ;) Pour ma part, je n'avais pas très faim et le serveur a failli faire une syncope quand il a entendu ma commande: un chorizo (saucisse relativement copieuse en soi) con ensalada. Il avait vraiment l'air dépité, limite apeuré. Il m'a même apporté 4 sachets de sucre pour le thé final, histoire que je ne meurs pas d'hypoglycémie ou autre... Ils sont gourmands ces argentins!
Pour faire digérer Julien, nous avons piqué une pointe jusqu'à la station de bus afin d'acheter notre billet pour Posadas: 14 heures de route, 360 pesos (soit 60 euros) avec siège "cama" (en cuir, totalement modulables de la mort qui tue), repas, film patriotique et je ne sais quoi encore... On n'est pas volé! Départ prévu demain 20h pour ne rien perdre de nos journées.
Au retour, nous nous sommes (quand-même) mis à la recherche de la première maison du Ché, située près de notre auberge. C'est avec un peu de déception que nous l'avons trouvée: énorme bâtisse reconvertie en appartements (je pense que ça en était déjà à l'époque), il n'y a qu'un petit écriteau pour nous avertir que nous étions bien à l'endroit où Ernesto Guevara a grandi. Nous nous attendions à une véritable effervescence autour de ce thème dans la ville mais il faut croire que la naissance du drapeau national est beaucoup plus importante! De plus, Messi est également un enfant du pays (et lui, il est encore là!) du coup... le Ché est un peu mis de côté, il parait qu'on retrouvera sa trace à Cordoba: affaire à suivre!
 |
| Tout est vraiment immense, le panneau indicatif est à ma gauche (le poteau blanc là... si si!) |
Pour terminer, nous sommes passés acheter le matériel du parfait buveur de maté: un thermo, une calebasse, une paille, la yerba maté et du sucre... Une semaine que nous sommes là et je n'ai pas encore fait goûter ZE boisson nationale à mon comparse! Il faut dire que là, il s'est affalé sur son lit et dort en ronflant joyeusement... Il est 18h, les journées au grand air: ça épuise!
 |
| La yerba maté, le sucre (sinon c'est amer!), la calebasse et le thermo! |
 |
| au réveil, quoi de mieux qu'un bon maté bien chaud? |
 |
| Salud les amis! |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire