Nous avons donc pris notre premier car "Nueva Chevallier" (c'est le nom de la compagnie), sièges en cuir "semi-cama" comme ils appellent ça, vue panoramique à l'étage: mieux que les avions! Une fois sortis de la ville, la Pampa montrait timidement son nez et nous avons pu avoir un premier aperçu de l'immensité des espaces.
Arrivés à San Antonio, nous nous demandions un peu où nous étions tombés: une petite station perdue au bord de la nationale, des chiens errants, des argentins bourrus... Lonely Planet nous a heureusement indiqué la route à suivre pour nous rapprocher du centre.
Il est difficile de définir le paysage urbain, il n'a rien avoir avec la capitale et en même temps, je n'arrive pas à le rattacher à quoi que ce soit de connu en Belgique ou en Europe... C'est comme les rues d'un Far-west en plus récent. Julien me disait que ça le faisait penser au Mexique (via des reportages tv), personnellement ça me rappelait certains de mes souvenirs brumeux concernant l'Argentine lors de ma venue il y a près de 15 ans.
Oui (chers lecteurs), il y a des orangers en pleine rue... C'est grisant! Inutile de vous dire que S. Antonio de Areco est petit comparé à Bs As. Nous en avons vite fait le tour (charmant, cela va sans dire!) et nous nous sommes retrouvés comme des imbéciles à marcher dans toutes les rues pour tuer le temps en attendant le car qui nous ramènerait dans la capitale =D.
Au moins, on peut dire qu'on connait le village comme notre poche! Nous nous sommes arrêtés dans un petit resto (on ne se prive pas!) où Julien est tombé amoureux de la serveuse, je lui ai dit que ce n'était que la première d'une longue liste (en Argentine j'entends!). Pour se consoler, il s'est épris d'un des nombreux chiens errants de la ville (euh... village, pardon) qui nous a suivi pendant un petit bout de temps. Je n'ai pas de photo de la serveuse mais j'ai une photo du chien... c'est mieux que rien!
Ze curiosité à ne pas rater était le musée gaucho à "l'extérieur" du village, il fallait passer le Puente viejo, ancien endroit de péage emprunté par les charrettes allant vers la capitale. Vous n'avez pas idée de la sensation que c'est de se retrouver de l'autre coté d'un pont, sur une sorte de chemin en terre au tracé vraiment approximatif, avec des chiens errants un peu partout, des maisons typiquement sud-américaines sur les côtés et des cavaliers au loin. Il ne manquait plus que le buisson roulant et la B.O d'Ennio Morricone, on s'y serait cru!
Pour ce qui est du musée... disons que c'était une ancienne Estancia (très belle) réaménagée avec quelques objets typiques de l'age d'or Gaucho et une promenade dans le patio. Selon les dires de la réceptionniste, une partie du "musée" avait été inondée et était donc inaccesible, ce qui a fameusement écourté la visite :) Pas grave, c'était enrichissant et vraiment joli!
Pour conclure notre journée, nous avons marché jusqu'aux deux petits parcs (chacun à un coin de la ville) avant de retourner vers la station de bus et d'attendre notre carrosse. San Antonio de Areco a réussi à me faire sourire plus d'une fois et m'a permis de prendre un bon bol d'air après cette semaine passée en ville. Comme je l'ai déjà dit (je me répète, désolée!) demain signe notre départ vers Rosario, je m'en vais donc boucler ma valise! Je prévois un article sur la joie des autoroutes et le charme des faux billets... Pour l'heure, je vous dis à bientôt!
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