J'ai déjà parlé de l'immensité des espaces, je pense que vous pouvez difficilement imaginer ce que c'est sans y être réellement. Au départ, j'avais la sensation d'être écrasée sous cette imposante architecture et ce grouillement incessant de vie autour de moi. À présent, je m'y suis accoutumée et j'observe les choses différemment.
Le métro fait partie intégrante de la ville et dessert la plupart des zone, sans couvrir la totalité de la capitale (ce serait impossible).
Les métros en eux-mêmes sont vieux, très vieux, il y en a même avec l'intérieur fait en bois. Il est inutile d'essayer de se tenir à quoique ce soit quand vous êtes debout, les gens qui se pressent aux alentours vous soutiennent et vice-versa... En d'autres mots: ça, c'est oppressant :)
Les transports en communs ne coûtent rien, un ticket de métro revient à 25 centimes d'euros et le billet de micro (autobus) est au prix de 20 centimes... Vous avez l'impression que la Stib nous arnaque? moi aussi!
Les bus ont tous un aspect différent en fonction de leur parcours, ils sont faciles à reconnaître une fois qu'on sait lequel va où. Dans un premier temps, c'est vraiment étrange de voir ces énormes véhicules rouler à toute allure, sans unité aucune. L'appareil pour composter son billet ressemble à un entonnoir géant, vous y laissez tomber les pièces (très rares, à garder précieusement dans le seul but de payer le bus... true story!) qui roulent jusqu'au centre où elles tombent littéralement dans un récipient en fonte rectangulaire et hop: magique, on vous donne un ticket :)
Conseil pratique: si vous prenez le micro, ne buvez pas avant... Il faut avoir le cœur bien accroché, et les mains aussi d'ailleurs... Ce n'est pas comme le métro: si vous ne vous tenez pas, vous risquez de valser à l'avant ou à l'arrière, selon la pédale choisie par le conducteur!
Je pourrais également vous parler du système scolaire, totalement différent du nôtre. Les études primaires et secondaires se font de la même façon que chez nous, à peu de chose près. Ce qui diffère en revanche, ce sont les études supérieures. Ici, on les réalise par modules: vous avez un nombre d'heures, de crédits à remplir et vous les répartissez comme bon vous semble. C'est vous qui décidez de la durée de vos études ainsi que de l'orientation qu'elles vont prendre. À l'inverse de chez nous, les argentins tendent directement vers une spécialisation très poussée, en fonction des options que vous choisissez, vous obtenez presque un diplôme "unique". C'est parfait pour trouver le poste que l'on désire, même s'il faut s'accrocher car en général, les études traînent en longueur et peu de gens finissent réellement diplômés. Ils ont tendance à laisser certains cours rébarbatifs de côté et privilégier ceux qu'ils aiment. Bref, ce système est à des années lumières du nôtre.
J'ai oublié de parler du tango dans l'article précédent: il n'y a pas grand chose à en dire si ce n'est que c'est une danse superbe et envoûtante, les pratiquants la vivent avec passion et ça se voit. Nous avons eu le bonheur de tomber sur des danseurs dans la rue: ils nous offraient leur spectacle en échange de quelques pesos... voici une petite vidéo pour le plaisir des yeux:
Pour conclure ce post, je vous parlerai des joies des auberges de jeunesse:
Hier soir, nous sommes allés manger un bout chez Giulia, mon amie expatriée ici. Nous avons fait des empanadas (pour plus d'infos: KiroFactory, section Trip&Food), bu du bon vin et passé une très chouette soirée.
Nous sommes rentrés en taxi (il y avait une fameuse trotte cette fois!) et une fois arrivée dans ma chambre, au chaud, je veux allumer la petite lampe de chevet. Pour ce faire, je me penche sur mon lit et je touche un corps... Ça bouge, ça crie "heeeeeey there's someone here" dans un anglais très british. Je réponds "heu... it's my bed, what the f***?!!" Nous sommes 6 dans la chambre, 5 filles et un heureux Brésilien (très intimidé je pense, il ne reste pas longtemps avec nous en général!)... L'intruse m'explique, en réveillant tout le monde, qu'elle ne pouvait pas retourner dans son dortoir pour des raisons obscures et qu'elle a demandé à l'accueil pour changer de chambre... On lui a donné la clé de la nôtre et évidemment, elle s'est mise dans mon lit. J'étais gênée de l'expédier comme ça mais il était tard et je n'avais pas envie de réfléchir, j'étais furieuse contre le staff : on ne distribue pas des clés comme ça bon sang! En plus, mes affaires étaient sur mon lit et l'usurpatrice ne s'est pas posé de question: elle les a mises par terre et s'est couchée... non mais! Au final, je me suis quand même renseignée sur son triste sort avant de retourner dormir en rigolant :)
Enfin, c'est folklorique et puis ça me donne des histoires à raconter, j'en ai déjà un sacré paquet!
D'ailleurs, j'ai acheté une carte SIM pour pouvoir communiquer avec la famille et Giulia plus facilement. Le problème c'est qu'il existe des recharges "virtuelles": vous allez dans un cyber-café et vous demandez qu'on vous recharge de X pesos. La dame me demande mon numéro, je lui donne, toute fière de l'avoir enregistré à "Moi Argentine" dans mon répertoire. Elle fait le nécessaire et me dit que je devrais recevoir la confirmation tout de suite. J'attends mais rien ne vient, du coup elle m'explique que je dois téléphoner à un numéro et suivre les instructions pour le faire manuellement. J'appelle le numéro en question et, après plusieurs choix, l'opératrice me dicte mon numéro pour que je le confirme... Et là, horreur: le numéro que j'avais encodé si fièrement dans mon répertoire n'était pas le bon... j'ai donc rechargé la carte d'un parfait inconnu de 20 pesos... et ça, c'est nul! J'en ris en me disant, une fois de plus, que ça me fait des histoires à raconter (heureusement!).
Sur ce, j'en garde quelques unes pour mon retour ;)
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