mardi 28 juin 2011

Puerto Madero y la Reserva Ecologica Costanera Sur

Il y a tellement de choses à faire et voir dans cette ville qu'on ne sait plus où donner de la tête. Ça en est presque décourageant parfois, frustrant même!
Julien et moi commençons à nous familiariser avec notre environnement, surtout les alentours de l'auberge et le nom des rues. Il faut avouer que c'est très facile: ce sont des plans en quadrillage, il est pratiquement impossible de se perdre et si c'est quand-même le cas, il y a toujours un taxi dans le coin qui sera ravi de nous déposer quelque part.
Plus la semaine avance, plus nous découvrons une animation croissante dans les rues. Parallèlement, plus nous nous éloignons de notre "zone", plus nous nous rendons compte de l'immensité de la cité... Les passages pour piétons sont longs d'une dizaine de mètres, les voitures ne sont pas du tout enclines à s'arrêter (même quand le feu est rouge pour elles) et il faut s'imposer pour avancer.
Nous ne comptons plus les kilomètres parcourus à pied, même s'il y a un métro (appelé Subte et vraiment très très cocasse) nous préférons marcher au grand air et découvrir le paysage urbain qui s'offre à nous à chaque coin de rue. Le jeu en vaut la chandelle car l'architecture est réellement superbe et surdimensionnée, tout est raffiné, fait dans le détail... On aime!

Pour l'heure, je vous parlerai de Puerto Madero, le plus jeune barrio (quartier) de Bs As. Il longe le Rio de la Plata et abrite la population huppée de la capitale. Avec ses allées pavées et ses anciens entrepôts en brique rouge reconvertis en lofts luxueux et en restaurants haut-de-gamme, la croisette de Cannes peut aller se rhabiller! Nous avons flâné tant que nous pouvions le long de la jetée, au rythme des clapotis de l'eau... un délice (je vous sens presque bercés vous aussi =D). Le quartier a sa propre police privée: la Prefectura, en costume militaire beige, elle impose le respect.



La puente de la mujer, œuvre d'un artiste espagnol représentant un couple de danseurs de tango.

C'est un endroit très reposant, on se croirait à des kilomètres de la ville et pourtant, nous atteignons le Microcentro en à peine 20 minutes à pied. Buenos-Aires est vraiment une ville pleine de surprise!

Au delà de Puerto Madero se trouve la réserve écologique de la ville: un bijou! L'entrée est libre et gratuite, fait étonnant vu le potentiel de ce parc. Une fois la grille franchie, vous changez totalement d'univers: bienvenus à Jurassic Park, dépaysement garanti!
La réserve propose plusieurs chemins à la longueur et aux paysages différents. Nous avons parcourus l'ensemble du domaine en essayant d'en voir un maximum et nous n'avons pas été déçus! Nous nous sentions réellement perdus au milieu de nulle part, seuls les grattes-ciel au loin nous rappelait que nous n'étions qu'à quelques pas de la ville.
Le parc recèle d'oiseaux en tout genre et même s'ils se faisaient discrets, nous les entendions dans les sous-bois et pouvions les observer de loin. Les pigeons dopés aux stéroïdes étaient présents mais il y avait aussi d'autres espèces comme des tout petits moineaux bleus, ou une autre sorte de petit échassier très coloré.
Deuxième fait étonnant concernant cette réserve: aucun touriste... Les seules personnes que nous avons croisées étaient des autochtones en train de faire leur footing. Pour ma part, je trouve ça navrant car cet endroit vaut réellement la peine d'être parcouru, ne fut-ce qu'en partie. De plus, il contribue énormément au renouvellement de l'air sur la capitale (dont la qualité initiale est médiocre).
Nous avons marché 3 heures durant parmi la végétation avant de terminer notre pseudo-boucle aux abords de la ville. Il nous a fallu quelques minutes de marche pour nous re-situer et pouvoir revenir dans le Microcentro pour manger une pizza bien méritée!


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