samedi 25 juin 2011

Embarquement immédiat! (c'est peu dire!)

Jour J, Heure H-5: tout semblait se profiler de manière parfaite et idyllique… C'était sans compter sur les travaux autoroutiers qui ont envahis depuis peu notre chère Belgique. Arrivée chez Julien (mon comparse dans cette grande aventure, vous en entendrez souvent parler!) prévue à 12h tapante, quart d'heure académique oblige… nous sommes partis vers l'infini et au delà avec un léger retard.
En bons optimistes que nous sommes, nous étions confiants quant à notre trajet, toujours parfait et idyllique… C'était, de nouveau, sans compter sur le périphérique (Ouest) parisien (au brun, tête de chien!). Pour vous donner une idée de la tension qui régnait dans l'habitacle: 1 heure pour parcourir non pas 100, ni même 50, nooooon mesdames et messieurs nous parlons ici de la distance de 5 kms! rythme cardiaque élevé pour Hélène, sommeil profond pour Julien… Miraculeusement, nous sommes arrivés à Paris-Orly (note à moi-même: PLUS JAMAIS cet aéroport!) à 16h, décollage prévu à 16h40: tout va bien dans le meilleur des mondes. Point positif: pas de file au check-in.
Après des étreintes familiales humides, nous voilà partis sans transition vers notre porte d'embarquement: Buenas tardes Air Europa, conduit nous jusqu'à notre prochaine étape: Madrid Barajas.


1h30 de vol plus tard, nous voilà débarqués avec 20 minutes d'avance, histoire de rééquilibrer le karma… L'estomac dans les talons après cette journée épique, nous partons à la recherche d'un Burger King, oasis tant espéré de notre subconscient gastronomique.
Bilan: Barajas, c'est GRAND! Mais pas uniquement car Barajas, c'est VIDE! Après 2 kilomètres (toujours dans la même direction: terminal A) de déambulation affamée dans les dédales de cet aéroport, nous nous sommes goulûment jetés sur un repas diététique à souhait (ceci n'est pas ironique) composé d'eau, de salade et de sandwich au poulet (pour la coquette somme de 16 euros… sauf Julien qui a dragué allègrement la caissière et a obtenu un rabais de 50% sur sa note!) Nous avons mangé avec vue sur notre avion, une belle bête qui nous emmènera vers une contrée lointaine et pleine de mystère!

En attendant notre deuxième vol, nous avions le choix entre… Aldeasa, Aldeasa', Aldeasa", Aldeasas"', etc. (magasin duty free) sans zone de wifi ni possibilité de sortir prendre l'air… dépités, nous nous asseyons sur des sièges tailles XXL au confort XXS. Soudain, Julien distingue au loin une pièce en argent qui roule vers lui, elle a même déviée de sa trajectoire pour terminer sa course aux pieds dudit comparse. Venant de nulle part, telle un mirage en plein désert, cette pièce chinoise a fini dans mon sac (on ne sait jamais!).

22h05: décollage imminent pour Buenos Aires, Julien avait le siège n°19G et moi le n°59G: pas cool me direz vous! Heureusement, les passagers (argentins pour la plupart) étaient relativement zens et n'ont pas émis d'objection à ce que nous échangions nos sièges. Bref, nous voilà partis vers notre destination finale, après une sorte d'osso-buco assez goutû (et un verre de vino tinto parce que bon... c'est gratuit!) nous avons fermé nos petites paupières jusqu'à l'annonce du commandant de bord: Des cendres volcaniques empêchent les avions de décoller ou d'atterrir de Bs As, nous faisons donc un "détour" sur Rio où nous allons faire le plein d'essence (si je puis m'exprimer ainsi). Arrêt de 2 heures à l'aéroport national brésilien, de 3h à 5h (heure locale). Pour finir, nous sommes repartis en direction de Bs As et sommes arrivés avec 2h30 de retard, ce qui n'a semblé étonner personne :)

Je tiens d'ailleurs à signaler le flegme des argentins, je suis persuadée que si l'avion avait été rempli de français ou de belges, les hôtesses de l'air n'auraient plus su où donner de la tête et les passagers auraient été exécrables. Là non: tout le monde prenait son mal en patience et... c'est tout! C'est extrêmement reposant d'être assise à côté d'un argentin qui soulève une paupière à l'écoute du message du commandant et qui la referme aussitôt.

L'aéroport d'Ezeiza (à répéter 10 fois très très vite!) était synonyme de "bordel intégral": tous les vols annulés (sauf le nôtre), les pseudo-vacanciers entassés dans les terminaux, les valises dans les couloirs... Un vrai cirque pour une entrée en matière digne de ce nom! Une navette est venue nous chercher pour nous déposer près de notre auberge, où nous avons fait le check-in avant d'aller faire un tour dans les parages.

Buenos Aires est une ville immense, et encore le mot est faible. Il y règne une atmosphère conviviale et cosmopolite, les commerçants sont charmants et calmes, ils rient à nous entendre baragouiner des ribambelles de mots censées former une phrase correcte. Nous sommes dans la seule rue piétonne de la ville: Florida, pour vous donner une idée, c'est la rue neuve en... 5 fois plus long.





Il fait 12° mais il en paraît 15 ou 16, le temps n'est pas sec du tout même si les autochtones ont l'air d'avoir réellement froid! Nous n'avons pas encore exploré les environs plus que cela, nous sommes un peu jet-laggués et nous avons d'abord envie de nous mettre à l'aise. La ville promet d'être une vraie merveille, pour le peu que j'en ai vu, je me dis que je vais en prendre plein les yeux! Demain nous allons aller à la découverte du coin et au delà, pour l'heure mon amie Giulia qui vit ici ne va pas tarder à venir nous chercher pour nous emmener je ne sais où... Peut-être un Bs As by night? :)La suite au prochain épisode, je promets qu'elle sera on ne peut plus palpitante!



1 commentaire:

  1. Bravo... très heureuse que vous soyez bien arrivés... je croyais déjà que Julien avait été mis KO dès le premeir pas sur le sol argentin et ma fille enlevée... :-/ bonne continuation !!
    Pour la petite histoire, nous avons reçu votre message de Madrid alors que nous étions encore et toujours sur le périphérique...;-(

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